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Ancetile atterrit sur les côtes Grecs après une traversée en direct de Raguse ( Sicile) à Gouvia (Corfou)


Lundi 6 Juin 2016
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Cela fera au total près de 360 milles non stop en 46 heures ! On va être ratatiné...


Enfin...

Compte tenu de cette météo complètement changeante et dégradée depuis plus d'un mois, il était difficile de se lancer sur ce parcours en prenant le chemin des écoliers pour faire de courtes étapes culturelles (Syracuse, Taormine, Crotone, Gallipoli). Samedi 4 juin à 9 heures, les fichiers grib Weather 4D et LaMMa Rete, me permettait de penser que nous pouvions disposer d'une fenêtre d'environ 60 heures; sauf si encore changement de dernière minute. Trop court pour un parcours lent et reposant, juste ce qu'il faut pour un non stop ! Le parcours le plus rapide étant le plus court, ce n'est pas celui-ci que j'ai choisi. J'ai préféré rester en contact le plus possible avec la côte pour pouvoir toutes le 12 heures vérifier les fichiers météo. En cas de problème nous pourrions toujours trouver un abri à moins de 80 milles.

 

Départ donc rapide samedi matin://1  avec juste le temps de cuire quelques œufs et blancs de poulet pour assurer les premiers repas froids. Au large de Syracuse, nous pouvions sans difficulté envisager Crotone dans de bonnes conditions. La mer était belle, pas ou peu de houle et le plus souvent d'huile, sauf pour passer le détroit de Messine où nous avons été un peu secoués, mais tellement occupés à se frayer un passage entre les marques de pêches non balisées et l'énorme trafic de cargos et pétroliers que, minuit arriva sans que nous ayons eu la moindre envie de dormir ! La côte de la Calabre réputée pour ses vents catabatiques nous laissera un souvenir inoubliable d'une nuit comme si nous naviguions sur du velours, pas une risée ni vaguelette. Le dimanche matin://2  les fichiers météo confirmaient ceux de la veille en précisant toutefois que l'arrivée sur Corfou pourrait être acrobatique, mais rien d'inquiétant. Nous prenions donc la décision de poursuivre notre route et de tenter notre record : deux jours et deux nuits de navigation non stop ! Cette seconde journée fut marquée par une quasi absence de vent à l'exception d'une heure à l'entrée du golfe de Tarante où le déjeuner s'est transformé en rodéo. Après-midi bronzette et calcul d'heure d'arrivée pour éviter le passage entre l'Albanie et Corfou de nuit. Nous devions considérablement ralentir ou faire une halte de deux heures derrière l'île d'Erikoussa. Depuis notre départ les moteurs ronronnaient a 1.550 t/mn pour une vitesse selon les courants allant de 7,5 à 8,6 knts. En milieu d'après-midi je réduisais à 1.350 tours pour espérer respecter le calcul d'heure d'arrivée. C'était sans compter un puissant courant qui même à ce régime moteur ne nous propulsait jamais à moins de 7 knts. J'en profitai pour traîner deux lignes, espérant piquer un ou deux thons, mais rien. Après le dîner pour passer le rail nord sud très fréquenté dans l'axe de l'Adriatique, nous avons été obligés de réduire les moteurs au ralenti à plusieurs reprises pour laisser un peu d'aire entre nous et les sept cargos et pétroliers à qui nous avions, quoi qu'il arrive, décidé de laisser la priorité (Kersauson aimait à dire "Quand un pétrolier vous arrive sur tribord, vous lui devez la priorité et quand il arrive sur bâbord... aussi") alors de nuit, c'est encore plus vrai ! En arrivant en vue (au radar) de Corfou, un vent de nord-est commença à soulever de l'écume rendant la navigation très inconfortable. Passé la première île d'Othoni nous avons pris la décision d'aller nous abriter plus loin sous l'île d'Erikoussa pour laisser arriver les premières lueurs du matin et mieux gérer ces conditions de mer. A trois heures du matin nous mouillions par 10 mètres et cédions à trois petites heures de sommeil. A 6 heures://3 , le soleil pointait ses premiers rayons et le vent s'était calmé. Nous avons pu caboter et profiter de cette côte splendide et paysages magnifiques entre l'Albanie et la très fréquentée Corfou. 

Nous voilà mouillé devant la marina de Gouvia prêts à nous reposer de cette longue traversée avant de poursuivre notre navigation.

 

 



Ancetile atterrit sur les côtes Grecs après une traversée en direct de Raguse ( Sicile) à Gouvia (Corfou)

Le fameux DEPKA

 

On a tout lu des affres pour l'obtention de ce permis de naviguer en Grèce et l'on s'attend donc au parcours du combattant pour l'acquérir. 

Dès notre arrivée sur l'île de Corfou nous nous sommes rendu à la Marina de Gouvia espérant y trouver l'aide précieuse pour le fameux sésame. 

Nous n'avons pas été déçus, derrière un petit bureau dans un local signalé comme "Port Authority" une jeune fille en tenu militaire nous à délivré pour 15 euros le document en moins de 30 minutes le temps d'aller s'acquitter d'une taxe fiscale de 29,35 euros à la Capitainerie.

Munissez vous des documents du bateau, assurance et passeport pour tous les passagers. 

Simplisme ! mais ce témoignage ne vaut que pour cet endroit qui n'est pas "complètement" la Grèce.

Le DEPKA est valable un an et doit être renouvelé par un tampon dans une case après paiement de la taxe fiscale; et le document compte... 50 cases ! De quoi voir venir.

 

ANCETILE




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